BARON ROUGE 19-59

« Pour moi, je tiens que hors de Paris, il n'y a point de salut pour les honnêtes gens. »
— Marquis de Mascarille, dans Les Précieuses ridicules de Molière (scène IX)

 

Les nombreux voyages de Freddy De Pues aiguisent sa curiosité pour les langues et pour les différences. Dans la confrontation constante de ses vérités, la maturité lui offre une réflexion sur son identité changeante. C’est dans ce contexte qu’il écrit son premier roman, Baron Rouge 19-59, une fiction où il révèle les diverses facettes américaines de sa belgitude avec les accents sincères de sa belgité plus ou moins acceptée.
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J'adresse à mon éditeur, Dr Dana Kress, mes plus vifs remerciements pour sa confiance et ses constants encouragements.

   
   

Editions: Editions Tintamarre / Cahiers du Tintamarre
 
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Baron Rouge 19-59. Roman de Freddy De Pues. Disponible à partir de novembre 2006.

ISBN: 0-9754244-7-5. $13.50

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Baron Rouge 19-59. Nouveau roman de Freddy De Pues.

Il nous créolise, Freddy De Pues, un plat de plat pays... un belgo-gombo aux fruits de volcan, assez piquante, cette cuisine... et que vous ne comprendrez que trop bien. Oufti, cher, mais ça paume en Waikiki !

Voici une histoire qui voyage tout doucement comme dans un U-HAUL Gentle Ride Van avec le lecteur comme complice-passager, songeur du bagage en arrière avec les bouleversements petits et grands. Mais malgré les embouteillages des cités obscures, ainsi que l’ennui infernal des autoroutes vides de sens, le chauffeur arrive à livrer ses métamorphoses intactes. C’était un bon moment pour rouler ; c’était au temps où Freddy De Puesait.

Dans Baron Rouge 19-59, on devine les visages de réalités voilées telles que dans Les Amants de Magritte. Comme des pétales d’un magnolia japonais, on déplie un origami mutuel de vies embaumées dans une sensualité étourdissante. Dans les affres des siroccos locaux, on meurt à la Thomas Mann devant une décadence exquise, pas à Venise cette fois, mais alors dans le 17th Street Industrial Canal d’une Orléans dégoûtée de se faire encore une fois nouvelle. Et dans l’exotica d’un Hawaï sans serpents où la terre frissonne de mutations sublimes, on improvise le langage d’amour transcendantal exprimé dans un pidgin local mais profondément personnel.

Freddy De Pues nous sert son pays plat du jour, bombé de nuit, dans une voix franche et d’une perspective à vue d’oiseau où la prose plane à la hauteur des nuages. Voilà une œuvre qui par ses hélices poétiques, transcende bayous et lagons où l’évolution ne fait qu’embêter les espèces. Voilà une œuvre qui nous extirpe bougrement de nos marasmes marécageux… assez pour que nous espérions le Retour du Baron Rouge.

Charles LARROQUE.