Baron
Rouge 19-59 a vu le jour à l'occasion d'une année
sabbatique. Le début trouve sa source dans des notes prises
pendant un séjour à Hawaï. Plus loin, le chapitre
consacré à lo'ouragan Katrina avait également
fait l'objet d'un rapport de visite, non avec un journaliste,
mais avec Serge Wauthier de l'ambassade de Belgique à Washington
D.C., à la recherche de concitoyens. Parmi les écrits
transformés depuis des notes antérieures, il me
reste à mentionner une description de la Pacific One en
Californie.
Par
la suite, j'ai bien eu pour guide la volonté de rajeunir
le personnage central, mais d'une manière générale,
les héros du roman ont tracé leur parcours au hasard
des situations dans lesquelles je les plaçais. L'idée
de la triple identité, de la confrontation Julien-Julio,
est venue bien plus tard, quasi à la fin de l'écriture
du roman.
Les
premiers encouragements sont venus d'Eliane Levaque, mon épouse.
Le roman lui est dédié (El Le). Ensuite, Geneviève
De Clerck a insisté pour que j'aille jusqu'au bout du travail.
Enfin, Dana Kress a accepté de publier Baron Rouge qui
s'est d'abord intitulé "Sur la route d'Hana",
puis "Sur la route d'Anna".
Le
titre final relève du rapprochement entre ma ville d'adoption,
Baton Rouge, et mes regrets de n'avoir jamais piloté réellement.
Le vrai Baron Rouge s'est approché de son éternité
par sa célébrité. J'ai cru, en me rapprochant
de lui, englober dans mon personnage toute sa force d'invincibilité
déçue.
C'est
le caractère des personnes qui vieillissent. La suite de
ce roman, par naturelle voie de conséquence, même
si l'on n'y croit pas, se déroulera au paradis des gens
de dieux.
La
couverture est une oeuvre de David
J. L'Hoste. Remerciements à David, qui fit don de sa
photographie.
Premier
projet de couverture :
Le Chef-d'oeuvre de Magritte
Les
problèmes de l'écrivain :
