AUTEUR - ABOUT

Freddy De Pues Freddy De Pues What students write about him Le petit guide belge
Freddy De Pues, although born in French-speaking Belgium, spent a lot of time in Germany where he was raised and exposed to German, Dutch and French, thanks to neighbours and his trilingual parents. He studied several modern languages and some classical ones as well, like Latin and ancient Greek. Eventually he became a High School teacher with a major in French and minors in History and English. He spent almost ten years at different occasions in Italy, Spain and Mexico, where he got all mixed up with his Italian and Spanish conflicting knowledge. Later on, he moved to Louisiana, in 1991, where he became acquainted to US English, most of the time, as a High School French teacher. He recently wrote the first French novel to be published in Louisiana in the last 150 years.

Freddy De Pues, a embrassé la carrière d'enseignant voici plus de trois décennies. Plutôt destiné à l'aviation militaire, ses études gréco-latines l’entraînent finalement vers un parcours littéraire. Sa formation de professeur de français en Belgique l'a amené vers des parcours intéressants en Allemagne, en Belgique et aux Etats-Unis, tantôt comme enseignant, tantôt comme chef d'établissement d'enseignement secondaire, plus tard, comme formateur ou administrateur. Il se définit comme un autodidacte ayant pris par ci, par là, des cours de formation continue, soit dans le cadre universitaire, soit à l'occasion de séminaires spécifiques. Jamais anobli par de hauts titres académiques, il aime se présenter comme un homme de terrain, soucieux, alerte, critique, sans certitudes ni doctrine éducative définitive, méfiant par rapport à certains dogmes et toujours respectueux du cadre défini par ses employeurs successifs, quelles que soient les cultures ou les systèmes éducatifs.
Ses nombreux voyages aiguisent sa curiosité pour les langues et pour les différences. Dans la confrontation constante de ses vérités, la maturité lui offre une réflexion sur son identité changeante. C’est dans ce contexte qu’il écrit son premier roman, Baron Rouge 19-59, une fiction où il révèle les diverses facettes américaines de sa belgitude avec les accents sincères de sa belgité plus ou moins acceptée.

What students write about him
The best French teacher I ever had. Before, I struggled, but in this class I am successful. Makes a great connection with students.
Everything was fine. Good job!
Mr. De Pues is an excellent teacher. He goes above and beyond to make sure we fully understand everything. He has a website available for students. And you can always email him with questions.
Mr. De Pues is a very good teacher. He helps us and explains everything clearly...
He goes too fast! It's French 101. We don't know anything! Slow down!

Petit guide belge


Les indispensables septante et nonante.

70 = septante
90 = nonante
C'est simple, clair et net.... et grammaticalement plus correct que les ersatz du type quatre-vingt-dix ou soixante quatorze...
Ceci ne souffre aucune discussion. D'ailleurs, pour faire un parallélisme avec d'autres langues, en anglais, 70 se dit seventy et pas sixty-ten.
Même le néerlandais, qui se rapproche plus du klingon (cfr StarTrek), fonctionne de la même façon: 90 = negentig.

 

L'accent


L'accent, ou plutôt les accents... car en Belgique, il y a autant d'accents que de villages. Vous n'êtes pas obligé de prendre l'accent pour converser avec un Belge. Ce n'est pas un mongolien et vous pouvez être sûr qu'il comprendra votre français de Marseille, Strasbourg ou Laval.

Quelques dialectes:

* le liéééééégeois (Liège)
* le namuuuurois (Namur), proche de l'accent suisse du Valais
* le tournaisieeeennn (Tournai), proche du Picard
* le brusselaire : l'accent bruxellois est le plus connu et le plus (mal) imité. Alllleï, dis, fieu!

Pour parfaitement l'imiter, il faut se mettre dans la peau du personnage, càd avoir une grande gueule et faire son malin avec sa Rolex / son autoradio / son 'G' (GSM = portable) acheté à crédit qui a coûté 3 mois de salaire.
En bref, il faut être un gars de la capitale. D'ailleurs, n'oubliez pas le dicton: Parisien, tête de chien, Bruxellois, même combat.
J'ai un ami qui a rajouté y a pas longtemps Breton, tête de ... ( à méditer).
De plus, le vrai Bruxellois utilise 50% de mots français et 50% de mots 'flamands' ou flamandisés juste pour faire bien.

Ex: Ah, fieu waar heb je de velo gelaisseerd?Ah, ja, in de camionnette!
Traduction: Eh bien, mec, ou as-tu laissé le vélo ? Ah, oui, dans la camionnette!


Avoir une bonne prononciation

Un bon conseil: bossez un sérieux coup là-dessus. La seule façon d'apprendre, c'est d'écouter

Quelques exemples:

- Bruxelles, se prononce Brusselle (et pas Brukselle)
- Anvers, se prononce Anverssss (et pas En Vert, le 'S' est là,
alors il faut l'utiliser)
- Rembrandt se prononce Rembrandt (et pas Rang Bran)
- Le célèbre W : en France, on préfère le prononcer (souvent erronément!) comme un simple V. En Belgique, on préférera le prononcer 'ouhé '
Ex: wagon: ouhagon - huit: ouhit - BMW se dit Bé Em Wé - idem pour un VW et les WC. (qui me rappelle: 'aller à la toilette' et 'non aux toilettes' : une à la fois, s'il-te-plaît bien!)
- Les noms flamands : à apprendre au cas par cas. Mais, en tout cas oubliez la prononciation française!!!!
Ex: Maastricht: le ch ne se prononce par 'ch', ni 'k', mais dans une
espèce de râle comme si vous vouliez cracher.


Les spécialités régionales



Vous ne trouverez jamais d'endives blanches et pointues en Belgique, mais des chicons.
Vous ne mangez pas des sandwichs, mais des pistolets; pas de petits pains aux raisins, mais des couques aux raisins; pas de chaussons aux pommes, mais des gosettes.

On déjeune le matin, on dîne à midi et on soupe le soir.

En Belgique, on 'preste' des heures de travail ou un service. Et on aime aller à la kermesse (fête du village) manger des caricoles (des espèces d'escargots de mer).
On va s'acheter un cornet de frites à la friture. Et si vous croisez des friteries ce sont soit des français immigrés, soit des belges complexés qui ont changé leur enseigne parce qu'un crétin leur avait dit que friture n'était pas français ! Eh! On est en Belgique !
Et encore: en Belgique on tire son plan (se débrouiller), même quand on ne sait pas de chemin (a court d'idées). On boit des pils (bières) en demi (0.25 litres et non 0.5 l).
On s'essuie les mains avec des essuies (serviettes).
On attend famille quand on est enceinte (enfin les femmes en tout cas; les hommes c'est plus grave), et les portes s'ouvrent avec des clinches.
Et 'à tantôt' signifie à tout à l'heure (et ne fait pas référence à un moment passé, ni à l'après-midi !).
On utilise les torchons (serpillières), voire les loques à r'loqu'ter pour nettoyer par terre et non pour essuyer la vaisselle.
Pour nous, un crayon est toujours en bois avec une mine en graphite (...et jamais un crayon à papier!). En effet, les 'bics' sont des stylos a billes et un stylo, un porte-plume.

Nous aussi, on sait qu'on est les meilleurs. Mais nous, on préfère faire semblant que non pour que personne ne s'en doute...
Et ce n'est pas des carabistouilles !!!!